Dernières nouveautés

1988-2018 : 30 ans d'histoire...

26 décembre 2017

L'histoire d'ATS racontée par son fondateur, Nicolas Torre :


Dans les années 80, je faisais un peu d’import-export avec l’Inde (vélos Raleigh) et avec mon ami Bruno nous avons racheté des vieilles motos en vue de prendre un stand à Rétromobile, à l’occasion du salon de la moto et de la voiture ancienne.


inline_q66f25b7de48be0d0450430bc2d56d1f_7886a39db23d.jpgPremier local d'ATS situé rue des Tournelles dans le Marais, et aujourd'hui encore atelier de mécanique de la maison

Au même moment se libère un local en bas de chez moi, rue des Tournelles. Nous décidons d’en faire un beau magasin de motos anciennes.


Quelques semaines plus tard, nous apprenons que les propriétaires de la plus grosse boite H-D en Belgique (Vandeveld) vont prendre leur retraite. Ils sont spécialisés dans la pièce détachée H-D ancienne de 40 à 85 et dans le suivi des motos de la police Belge. 


Avec Bruno, à l’époque associé, et JEAN-CHRISTOPHE (aujourd’hui 40 ans d’Harley-Davidson® dont plus de 30 chez ATS), nous partons le 1er avril 85 avec un semi-remorque pour charger ; ça devait prendre 2 jours, ça dure plus d’une semaine.








inline_seb01449b0d7daa27cd99913b27ad9ce_a6886a68da47.jpg



Rentrés à Paris, on a commencé à faire de la réparation. Dans la foulée, nous achetons un stock de cadres en Angleterre, ce qui nous permet de refaire 6 motos anciennes 100% neuves, qu’on a vendu 60 000 Frs pièce à Retromobile l’année suivante.

Ensuite nous avons ramené des occasions américaines, 2 conteneurs dans l’année, environ 40 motos.


Avec l’arrivée du moteur V2 évolution, les Harley gagnent en fiabilité et les ventes explosent...


inline_v400fd4a21ea9ded8946732176f2caf1_4d37971bc47e.jpg


Chez ATS, on a toujours vendu des motos d’une manière différente, Harley-Davidson® c’est aussi du rêve, c’est un beau jouet, et même si personne n’imaginait partir en vacances en Harley-Davidson®, en précurseur, car il n’y avait pas le H.O.G à l’époque, on faisait des sorties, on a même organisé notre premier rallye dans la Creuse, avec un camion ravitaillement…


En 90, ARLEN rejoint ATS Harley-Davidson® Bastille dont il est toujours un des piliers. 


inline_g58c1152a27d948229d5328e7da5e670_994ac97ed370.jpg




inline_f24274a8b9b2677fae01c0727257804c_ba759181c603.jpgWilly J et Nicolas lors de l'inauguration de la boutique MotoClothes du 43 bd Beaumarchais en 1999

En 2009, ouverture du premier centre d’occasion de motos prestiges, au 72, du même boulevard Beaumarchais, plus de 300m2 totalement dédiés à la vente des plus belles occasions Harley-Davidson®, Triumph et plus si affinités…


Boulevard Beaumarchais c’était le boulevard de la photo et de la musique. J’ai été le premier, j’en ai fait le boulevard de la moto, m’ont rejoint Honda, BMW, Ducati, Yamaha, Suzuki, même Kawa un temps…,









Pouvoir offrir le meilleur service à notre clientèle, c’est un savant dosage de passion et de travail, d’exigences, de respect des normes imposées par les constructeurs et surtout du choix du personnel, qui doit être passionné et dévoué à notre clientèle. C’est le cas des 27 passionnés qui travaillent chez ATS H-D Bastille.


inline_t6cf04f220ebf23fa33f9fdd8f32b66f_6d594f925f20.jpg

Et nous sommes fières de pouvoir nous vanter d'avoir des clients fidèles depuis 30 ans !

inline_mb9d9b56adb3bbf08f26bf04038524ca_9f7fc2ef9c59.jpg

inline_ne9c4a3457b7d4899bd590bd00776c79_5f25e1ca96ee.jpg























Nicolas Torre, pilote :


Depuis mes 10-12 ans, j’ai toujours été passionné de moto. On m’a dit de faire de l’équitation, Et, même si j’étais champion, même si j’avais un cheval qui envoyait vraiment du bois, c’était limité, ça n’allait pas assez vite, Et puis, levé 5h du mat pour 1h de compet dans la journée…


Alors, dès mes 16 ans, je fais ma 1e compétition moto, l’Enduro du Touquet, le moteur a explosé au 1er tour, mais j’étais vachement content de l’avoir fait. Le vendredi soir, après mes études, j’allais rouler à Rungis et le Dimanche à Coulommier, (77) sur une ancienne piste d’aviation. À ce moment, je me suis aperçu qu’avec ce qui me restait de l’équitation, ce que j’avais appris à coup de pied dans le cul, je savais écrire une trajectoire, regarder loin devant, je savais que j’étais bon à moto et je savais qu’un jour je ferais de la piste. 


En 87, je me suis payé une belle Norton qui gagnait tout (préparée par Jean-Paul Boinet, ancien pilote de grand prix des années 70, surnommé l’Iguane). La première fois, au Castelet, je me suis gamellé devant les photographes qui n’ont même pas osé prendre la chute tellement c‘était violent et puis à la 2e j’ai gagné, et j’en ai gagné d’autres ensuite… Quand j’ai eu fini d’assouvir mon fantasme d’avoir mes petites coupes, comme je trouvais que c’était dangereux, quand tu tombes à l’entraînement, ça fait aussi mal qu’en course, j’ai arrêté ; ce n’était pas mon métier, c’était une passion… 


inline_t2c07cb96c468d91642f4ec35f3644f7_f65169fe585b.jpg



Nicolas Torre, écurie de course :


Après je suis parti dans un délire de vouloir « faire » une moto …


L'idée germait depuis pas mal de temps dans ma tête : il fallait profiter du fait qu’Harley avait le vent en poupe en Europe pour aller encore plus loin. On ne pouvait plus satisfaire la demande car toutes les motos étaient vendues avant d’arriver en France, Sur la route nous n'avions rien à prouver nous avions notre place, une clientèle croissante et des machines belles et fiables que les Japonais commençaient à copier. Il fallait qu’Harley USA comprenne que l"Europe n'était pas un parent pauvre, qu’elle était aussi capable de faire beaucoup pour la marque, et puis le rêve de quiconque vit de la moto est d'amener un jour sur les pistes une moto sortie de chez lui qui soit capable de faire des places d'honneur dans sa catégorie.


C’était plus facile à dire qu’à faire car, après examen du problème, on est arrivé a la conclusion qu’une telle moto, il fallait la faire nous-mêmes et vraiment sérieusement.

C'est ainsi qu'on a choisi Willi Michel, très connu en Allemagne pour la qualité de ses réalisations, son expérience des gros twins et le palmarès des BMW qu'il a préparées, pour s'occuper du projet « Star One ». On lui a expliqué ce que l'on voulait faire et l'idée a aussitôt accroché Willi. Nous lui avons laissé carte Blanche, mais quand on a vu l’ébauche de la moto, on est tombé sur les fesses : on n’imaginait pas qu’il irait si loin.


inline_d3277a256cb975cb94fc0f34d0d8501a_3e2d2cd19174.jpg

La « Star One » est un monstre ravageur de 115 CV (pour 135 kg), lancé sur le « circuit » par la boutique parisienne « Antique Trading Supply » et mis au point par l’Allemand Willie Michel, le « pape des twins ».

Gilles l’Hotte écrivait : « L'année 1989 est symbolique dans l’univers de la moto, car elle marque le quatre-vingt-cinquième anniversaire de Harley-Davidson et le cinquantenaire de Daytona Beach (Floride).

Daytona où, chaque année, au début du mois de mars, a lieu l’une des compétitions de vitesse les plus prestigieuses du monde, qui occasionne une folle concentration de motards. Le rassemblement de Daytona 89 sera décidément historique, puisqu'il marquera le grand retour d’Harley dans la compétition… »


Tout le monde y croyait, les clients y croyaient, les télés y croyaient, moi j’y croyais…mais ça esquinte les bilans, si tu veux perdre ton argent tu fais de la compét, mais ça a été une super belle aventure.


Tentative suivante, c’est quand H-D a organisé Harley Cup en France, je me suis dit « ça je vais le faire, comme on est n°1 en vente, on va être n°1 sur la piste ». On a mis les moyens pour gagner et là on a gagné et l’on a même été courir la finale mondiale à Daytona.



Retour à la page précédente